Un peu de poésie...
Voilà une nouvelle page, un nouveau rendez-vous hebdomadaire.
Chaque semaine je posterai un poème de mon recueil à venir "de vous à moi..."
Se sont des petits poèmes en prose pour la plupart.
Je me suis dis qu'un peu de poésie dans ce monde de brutes ça ne ferait pas de mal...
Alors bonne lecture et bon voyage ;)
Thomas
«patient du désir amer»
Au pied de l’arbre tomba une larme
Lorsque la tête levée je vis
Percée par la clarté du soleil la canopée
La pluie doucement tombant des cieux
Baigna le cerisier d’une bruine fantomatique
L’ atmosphère délicieuse qui imprégnait les lieux
Prit mon cœur d’une douce mélodie
Je me mis à rêver de l’Éther
Sautillant de goutte en goutte, buvant
La saine jouvence de ce matin
De mai.
C’est le cœur plein de joie que je repris mon chemin.
«le coche»
Hier, j’ai fait naître le sourire
Aujourd’hui je l’ai repris.
Irréparable, désormais un incompris
Nuages d’encre, une ombre pèse : le mépris
Et demain, impossible de survivre !
Ah ! Samedi noir, samedi soir, le serpent
Mange les jours des réjouissances blêmes.
Orages et Retrouvailles, problèmes
Urgents. Deux heures du matin, heure des blasphèmes.
Rêve, dimanche sombre, senteurs suaves se répandent.
Aucune frontière entre folie et raison
Dérisions du lever, rêves sans maison
Réalité bouleversée aucune saison
Le nirvana approche,
Il est tout proche, c’est le coche,
le coche...
«loin au fond»
Loin, au fond de la misère lourde et étanche
Vivent des êtres aux puissantes ambitions
Aux plaisants rêves d’une douce vie aux distractions
Et de plaisirs simples inassouvis: une récréation
Dans cette vie si dure, aussi coupante que la hache
Abattant les racines du mana des espoirs,
Mais certains se tiennent droits et fiers
Ils sont capables, leur détermination semblable à la pierre
Forte et robuste, ancrée dans les principes d’hier
Et d’aujourd’hui, toujours droits, éclairant le couloir
Ils avancent précautionneusement … protégeant leur savoir
Malheureux et semblables, ils s’arrêtent parfois
Tristes et mélancoliques où peinent miséreux dans le froid
[ ombres du passé prisonnières de ce couvent
Alors dans un sursaut ils se reprennent certains
[ tendent la main d’autres glissent tel le vent .
«comment »
D’un luxe apparent la beauté ne lui est pas permise
Seul dans un linceul il médite de celle éprise
Il renâcle sa furibonde ardeur brûlant sa surprise
Dans une maestria de passions inachevées et démises !
Languissent pensées enfantines,
Torpeurs mauves, envies immortelles
Baignant berceau des idées maladives
En ce doux ruisseau aux splendeurs éternelles.
«tendre union»
La pâleur du marbre fin de tes bras
Sanctifie ta beauté de nymphe
Irréelle illusion d’un rêve aux brumes matinales
Tu caresses de ton sourire de rose les pans
Musclés d’une sculpture de David
En ton sein coule la sève d’un désir latent
L’or pâlit en la grandeur de sa force merveilleuse
Douce torpeur des sens, tu chéris ce corps.
Tendre union de la nuit où règne la loi
Des chouettes, alouettes de bruyère au parfum
D’ aubépines.
«... »
Perché, seul au milieu des feuillages éparses
Rient les bois, flûte de pan
Mélodie d’un vers majestueux narre les épopées passées
A venir. Où clamé par les louanges d’un rossignol
Ronronne le roulement d’un muscle amoureux
Clameur rauque d’un ours gris.
Enfantement des légendes arthuriennes.
Ô, Merlin ! Ô, Viviane ! Que votre étreinte est douce
Que chantent les forêts et les bois
Que lavent les rivières et les étangs
De la sempiternelle crasse de ce monde en pleurs.
«1+2=?»
Haut dans le ciel brille un soleil sombre se perdant dans l’abîme
Sa lueur blafarde et fébrile arrose les tréfonds de cette nuit sans fin, affamée.
Lui avance... suivant un rai de lumière criarde, médaillon doré de camé
Seul, au fond d’un gouffre écarlate où la blancheur éclate tel un joyau rarissime
Il continue son chemin. Les yeux mi-clos d’où jaillissent mille feux,
[allumant mille et un flambeaux.
Il n’aperçoit aucune lumière, juste quelques ombres rouges et noires,
Baignant dans une clarté mauve, une silhouette aux contours arrondis
[donne l’impression de boire !
Tout n’est qu’images floues et mouvantes, rien n’est faux mais tout paraît irréel,
[trop beau !
Plongé dans une douce torpeur blanche un œuf étincelle à la manière d’une étoile
Tout en s’approchant de ce saphir miroitant il voit se précipiter
[quelques impudents trop avides
De toucher pareille lumière et ainsi de connaître cet inconnu mais
[ceux-ci se heurtent au voile
Formant une toile infranchissable et remarquablement tissée. Puis sans autre
[distinction se perdent dans le vide
Lui, soucieux du danger se dirige à pas feutrés, conscient d’un événement capital
Les fils tissés glissent sur lui telles de délicieuses pétales de rose aux goût de miel
Ébloui par tant d’éclats il se laisse emporter par ce flot aux couleurs du ciel.
Lui et Lui se regardent d’un air pantois puis s’embrassent, ils comprennent
[et c’était capital
Un plus Un égal Trois... fin ?
«... »
Là-bas, tout au fond de la nuit quand sourit l’envie,
Qu’une tendre torpeur parfumée effleure la fatigue
Où pleut, les doux sons d’une contrebasse là sa musique
Laisse s’échapper les chants des bohèmes : dérisions d’une vie.
Qui se morfondent dans leur insipide complaisance.
Toi ! Puissante écriture qui forme les strates de nos lyres
Jouant de l’archer des idées, créant la quintessence
Des poèmes si chers à nos esprits en délires,
Qui éclairent nos folies et nos plates vies.
Dans l’entonnoir de l’existence, douce Orphée
Reine de la création, tu décides des dignes envies
De tes servants et laisse seuls ceux qui n’entendent pas tes fées !
«cours»
Cours, cours d’un souffle court,
L’élan s’étiole, il trébuche
Brisé dans son espérance
Face contre sol, le visage cramoisi.
Tremblotant, se redresse, le regard
Fier, le sourire au bord des lèvres.
Le ciel jongle avec les couleurs
comme ce chaos intérieur
Emplis de contradictions, il se dresse
A l’affût pareil au fauve, laisse dormir
Tes sentiments, car rien n’est possible…
Mélange agréable, cœur en émoi
Douceur baignée dans une tendre torpeur.
Étreinte de la solitude…
«M et R»
Sombrant, le voile se referme sur son visage
Escaladant la fosse de l’oubli, rien n’a d’âge.
Dans l’abîme, se sublime le vain effort.
La main franchit le sommet d’une force pleine de rage.
Son cri monte des tréfonds de ses entrailles se répercutant contre les nuages.
Là l’attendent armes au poing Mort et Rage.
«ta place»
La porte est grande ouverte !
Viens, rentre, rejoins-moi dans mon antre !
Je suis là pour te guider !
Pour te montrer une autre porte !
Pour te rendre ce qui t’appartient !
Viens, entre, rejoins-moi dans mon antre !
Je suis là pour te ravir la vie !
Car telle ta naissance, je t’accompagne jusqu’à la fin !
Je suis ce qui ne peut être renié, je suis la fin !
Viens, entre, rejoins-moi, ta place est près de moi !